Extraction dentaire
Prix, procédure, motifs de la chirurgie dents de sagesse

 “Celui qui cherche la sagesse est un sage, celui qui croit l’avoir trouvée est un fou” (Sénèque, Philosophe du 1er siècle) et celui qui extrait les dents de sagesse c’est le chirurgien. (Philosophe de la CHD)

Mettre un terme aux clichés ! L’éruption des dents de sagesse (les troisièmes molaires) débute vers la fin de l’adolescence. Chez la plupart des jeunes adultes, l’espace disponible pour ces dents est insuffisant pour permettre leur éruption complète et elles demeurent donc entièrement ou partiellement incluses.

Au préalable

Lors de la 1ère consultation le médecin-dentiste spécialisé en chirurgie effectue une radiographie panoramique qui lui permet d’analyser le nombre, la position et le type de racines des dents de sagesse. Dans certains cas, il est également nécessaire de procéder à un “Cone Beam 3D” afin d’obtenir encore plus de précision et de pouvoir correctement planifier la chirurgie en 3 dimensions.
Enfin, une ordonnance pré-opératoire est rédigée, et un devis est remis au patient.

Extraction des dents de sagesse à la Clinique d’Hygiène Dentaire

Les dents de sagesse sont à haut risque d’infection, d’inflammation des tissus avoisinants, de développer des kystes ou des tumeurs bénignes et de causer des caries ou la résorption radiculaire des dents voisines. Leur extraction est bien souvent le meilleur moyen de prévenir ces problématiques

De nos jours, grâce à des protocoles peu invasifs et particulièrement rigoureux, l’extraction des dents de sagesse est devenue un soin largement moins traumatisant pour les tissus mous et les sensibilités post-opératoires ont pu être considérablement réduites.

Pour le confort des patients, la rapidité du geste chirurgical et diminuer les suites opératoires, il est essentiel de réaliser cette intervention avec un médecin-dentiste formé à la chirurgie. Le retrait des dents de sagesse s’effectue d’ailleurs au rythme du patient. À nous de nous adapter, au patient de bénéficier de notre délicatesse et de notre expérience dans un soin que l’on sait être redouté !

Conseils

La séance se termine avec des conseils sur-mesure donnés par le Médecin dentiste sur les bonnes pratiques bucco-dentaires à suivre à la suite d’une extraction de vos dents de sagesse.

TARIFS

Extraction des dents de sagesse    de 150 à 500.-

Devis exact réalisé avant traitement.
*Vous avez la possibilité d’échelonner vos paiements.

L’extraction des dents de sagesse est souvent perçue comme un acte invasif et qui peut faire gonfler. Avec les méthodes actuelles douces il n’est quasiment plus question de ce genre de soucis post-opératoires: nous parvenons la plupart du temps à obtenir une reproductibilité dans la cicatrisation et les patients retournent travailler dès le lendemain.

Dresse Schaer, Chirurgienne Clinique CHD Lausanne.

Quelle est la fonction des dents de sagesse ?

Les dents de sagesse correspondent à la 3ème molaire, la plus postérieure (au fond) de la cavité buccale. De par son anatomie large et plate, constituée de 4 ou 5 cuspides, la dent de sagesse participe donc à la mastication, comme toute molaire, en broyant et en écrasant le bol alimentaire. Par ailleurs, elle a un rôle de calage pour la mâchoire du bas, qui l’empêche de glisser vers l’avant.

Cependant, avec l’évolution, de moins en moins de dents de sagesses parviennent à faire  correctement leur éruption et elles perdent petit à petit leur rôle dans la mastication. Par ailleurs, notre alimentation devient de plus en plus molle et les dents de sagesse perdent alors leur utilité dans la fonction masticatrice. Les études actuelles tendent à montrer que les dents de sagesse ne sont donc plus indispensables à l’équilibre dans l’arcade dentaire.

Comment se déroule l’opération d’extraction des dents de sagesse ?

L’extraction des dents de sagesse est (désormais !) réalisée de façon peu traumatique, sous une simple anesthésie locale. Plus précisément, le médecin-dentiste effectue une anesthésie qui endort la zone concernée, puis récline la gencive pour accéder à la dent de sagesse.

Dans la majorité des cas, l’extraction des dents de sagesse n’est plus réalisée par le biais d’une “pince”, mais via une bascule par levier sur la dent en dehors de son alvéole : terminé les instruments effrayants !

Lorsque les racines de la dent de sagesse ont une anatomie courbée ou bien sont divergentes entres-elles, le médecin-dentiste procède à leur séparation avant de les retirer unes à unes.

Une fois la totalité de la dent de sagesse retirée, il est nécessaire de nettoyer l’alvéole, puis de réaliser une fine suture pour refermer l’ouverture au niveau de la gencive.

Enfin, comme tout geste chirurgical, même minime, l’extraction d’une dent de sagesse nécessite de suivre des conseils post-opératoires précis donnés par le médecin-dentiste, et notamment dans les 48h qui suivent l’intervention.

Comment soulager la douleur liée à une dent de sagesse qui pousse ?

Etant donné que l’origine des douleurs au niveau des dents de sagesse peut être variable (carie, infection, inflammation, résorption de la dent d’à côté, pression d’un kyste créé par la dent de sagesse sur un nerf, etc), il n’existe pas une seule solution miracle pour soulager les douleurs.

Cependant, les douleurs liées aux dents de sagesse répondent habituellement de façon plutôt positive aux anti-douleurs et anti-inflammatoires.

Nous conseillons par conséquent pour soulager la douleur liée à la pousse d’une dent de sagesse de :

  • Brosser au niveau de la zone pour diminuer au maximum l’inflammation locale
  • Effectuer un bain de bouche à base de Chlorhexidine
  • Prendre un anti-douleurs comme un Dafalgan, voire un anti-inflammatoire en supplément, tel que l’Irfen

Dans tous les cas, le meilleur conseil est de consulter en urgence l’un des médecins-dentistes afin de soulager les douleurs et d’éviter la propagation de la pathologie.

Est-il possible de garder ses dents de sagesse ?

Il peut effectivement être possible de conserver ses dents de sagesse dans certains cas particuliers :

  • Si l’espace nécessaire à l’éruption des dents de sagesse est suffisant et qu’elles ont parfaitement pu sortir, dans l’axe de l’arcade
  • Si elles sont parfaitement nettoyables, sans carie, alignées dans l’arcade
  • Si elles sont totalement incluses, dans une position dont l’extraction entraînerait plus de risques que de bénéfices. 

C’est par moment le cas, lorsque les dents de sagesse sont au contact d’un nerf appelé “nerf alvéolaire inférieur” et dont l’extraction risquerait de le léser.

Pourquoi pratiquer une extraction dentaire sur les troisièmes molaires ?

L’extraction des dents de sagesse n’est pas systématique, mais elle devient de plus en plus fréquente, pour une raison à la fois fonctionnelle et anatomique. Notre alimentation a évolué peu à peu pour devenir particulièrement molle de nos jours : nous ne mastiquons plus de viandes crues, et la cuisson a permis de ramollir la plupart des aliments du quotidien. Cette diminution de la stimulation de la mâchoire a réduit le volume des muscles de la mastication ainsi que la taille de l’os des mâchoires (appelé mandibule).

C’est la raison pour laquelle les dents de sagesse n’ont de nos jours plus suffisamment de place sur les mâchoires pour pouvoir faire leur éruption correctement et ont tendance à pousser dans des positions anormales, ce qui entraîne très souvent : 

  • des infections
  • des kystes
  • des caries (du fait de la difficulté à nettoyer), 
  • des résorptions des dents adjacentes
  • des inflammations de gencives ou encore des tensions au niveau des mâchoires.

En parallèle, le nombre d’urgences pour cause de dents de sagesse ne cesse d’augmenter, ainsi que la prescription d’antibiotiques pour calmer les situations infectieuses.
Pour ces raisons, l’extraction des dents de sagesse est réalisée la plupart du temps, à l’exception des cas où :

  • la place est suffisante
  • l’éruption peut se faire correctement
  • et lorsque le patient parvient à nettoyer suffisamment ses dents de sagesse pour éviter la stagnation de plaque dentaire et le développement de caries.

Ces extractions ont donc un intérêt double

  • Lorsqu’elles commencent à se développer, elles correspondent à un acte de prévention des risques, c’est-à-dire prophylactique.
  • Lorsqu’elles ont déjà commencé à créer des pathologies, elles permettent de traiter le problème avant que les conséquences ne soient trop importantes.